Parce que l’agroécologie remet l’humain au cœur de la production agricole et permet aussi d’être plus autonome économiquement, il est nécessaire de dépasser le principe de “un problème = une solution”.
Au contraire, puisque l’agroécologie est une agriculture de la complexité qui ne fonctionne que grâce au savoir-faire de l’agriculteur et à ses capacités d’observation, de réflexion, d’adaptation et d’anticipation, il faut comprendre le sol et tout l’écosystème qui l’entoure, comme un système complexe qu’il convient d’aborder dans sa globalité.
C’est pourquoi, pour créer un agroécosystème productif et durable, il est indispensable de comprendre la complexité du vivant, d’où la nécessité de remettre de la science et, surtout, de l’agronomie, dans l’agriculture. S’investir dans la compréhension fine de ses sols, c’est se donner in fine la possibilité de faire évoluer son système de culture vers la performance économique, technique et environnementale.