• Panorama agroécologie

    Venez apprendre, approfondir
    et partager avec nous
    autour des systèmes agricoles de demain.

Village Agroécologique

logo editions fa

Innov-Agri et les Editions France Agricole organisent le "Village Agroécologique" dédié aux techniques innovantes.

Pour la quatrième édition consécutive, nous vous accueillerons au Village Agroécologique lors d'Innov-Agri. Des ateliers seront consacrés aux pratiques alternatives, sur lesquels vous pourrez parfaire vos connaissances techniques et agronomiques et rencontrer les meilleurs spécialistes français de l’agroécologie, du machinisme et de l’agronomie.

Venez apprendre, approfondir et partager avec nous autour des systèmes agricoles de demain.

Ce pôle agronomique et technique est situé au coeur du salon et accueillera des ateliers techniques, des démonstrations, des conférences et des cafés débats sur les sujets d’avenir que sont la conduite des sols (travail du sol, couverts végétaux d’interculture), des itinéraires culturaux innovants (couverts associés dans le colza, couverts permanents dans les céréales, mélanges fourragers, etc.), des techniques alternatives (binage, sursemis, semis direct, fertilisation), les nouvelles technologies de l’information, l’agriculture de précision, etc.

Téléchargez les dossiers du village ci-dessous

--> Le dossier 2017 est à télécharger ! Cliquez ici pour le récupérer <--

Téléchargez le dossier 2016 au complet, + de 20 pages d'informations et de témoignages

Photo Agroecologie
Agroeco01 400x203
Agroeco400x203
Agroeco04 400x203
Agroeco05 400x203
Agroeco03 400x203

Planning des animations

  • Ateliers et café-débats

    Les ateliers et café-débats se dérouleront sur le stand du Village Agroécologique en B10 & B11

    Mercredi 6 septembre

    HorairesAnimateursIntitulésTémoignages / AteliersDémonstrations
    10h00 Matthieu Archambeaud Doper la fertilité de vos sols grâce à l'agriculture de conservation Agriculteur : Cyril Hamot Simtech
    11h00 Johanna Villenave-Chasset Biodiversité fonctionnelle Atelier Semences de Provence Sky Agriculture
    12h00 Fabien Liagre L'Agroforesterie : outil de capitalisation et source de biodiversité Agriculteur : Alex Franc Weaving Machinery
    13h00
    Café-Débat
    Guillaume Favoreu, Claude Domenget Redresser son entreprise    
    13h15 Laurent Lorré de l'APAD 5 minutes pour comprendre la dégradation des sols : démonstration du simulateur de pluie    
    14h00 Cédric Monprofit - RAGT Semences Qualité du sol, fertilité et désherbage : choisir ses couverts et des dérobées fourragères Atelier Weenat, l'agronomie de précision au service de l'agroécologie Sly France
    15h00 Karim Riman Le sol au service de l'agriculteur biologique Agricultrice : Mathilde Riom Vaderstad
    16h00
    Café-Débat
    Karim Riman Réussir sa conversion    
    16h15 Laurent Lorré de l'APAD 5 minutes pour comprendre la dégradation des sols : démonstration du simulateur de pluie    

     

    Jeudi 7 septembre

    HorairesAnimateursIntitulésTémoignages / AteliersDémonstrations
    10h00 Matthieu Archambeaud Doper la fertilité de vos sols grâce à l'agriculture de conservation Agriculteur : Philippe Nouvellon John Deere
    11h00 Carole Merienne Le pâturage tournant dynamique Atelier Semences de Provence Carré
    12h00 Fabien Liagre L'Agroforesterie : outil de capitalisation et source de biodiversité Responsable technique d'Ondes : Aurélien Cartes Horsch
    13h00
    Café-Débat
    Jacques Mathé Réussir dans les circuits courts    
    13h15 Laurent Lorré de l'APAD 5 minutes pour comprendre la dégradation des sols : démonstration du simulateur de pluie    
    14h00 Cédric Monprofit - RAGT Semences Qualité du sol, fertilité et désherbage : choisir ses couverts et des dérobées fourragères Atelier Carré, le désherbage robotisé Eco-Mulch
    15h00 Johanna Villenave-Chasset Biodiversité fonctionnelle Agriculteur : Georges Joya Sly France
    16h00
    Café-Débat
    Jean-Paul Daouze Gestion du sol et machinisme    
    16h15 Laurent Lorré de l'APAD 5 minutes pour comprendre la dégradation des sols : démonstration du simulateur de pluie    
  • Conférences

    Les conférences se dérouleront dans l'amphithéâtre situé en début d'allée B.
    Nous vous donnons rendez-vous 5 minutes avant l'horaire afin d'avoir l'assurance d'être assis, les places étant limitées.

    Mercredi 6 septembre

    HorairesIntitulésAnimateurs
    10h45 - 11h45 L'agroforesterie : 3 expériences réussies Fabien Liagre
    12h00 - 13h30 Zoom sur les résultats économiques, la situation financière, la viabilité, les facteurs de performance des entreprises en grandes culture bio... Karim Riman + Cer France Midi-Pyrénées
    16h30 - 17h30 Agriculture de conservation : 3 expériences réussies Matthieu Archambeaud

     

    Jeudi 7 septembre

    HorairesIntitulésAnimateurs
    12h00 - 13h00 Agriculture biologique : 3 expériences réussies Matthieu Archambeaud
    15h15 - 16h15 Pâturage dynamique Carole Merienne

     

  • Tables rondes

    Les tables rondes se dérouleront dans l'espace A02 en début d'allée A (stand La France Agricole).
    Nous vous donnons rendez-vous 5 minutes avant l'horaire afin d'avoir l'assurance d'être assis, les places étant limitées.

    Mercredi 6 septembre

    HorairesIntitulésAnimateurs
    10h00 - 11h00 La révolution numérique en agriculture Jean-Marie Séronie
    15h00 - 16h00 Les auxiliaires : comment les utiliser et les favoriser dans les parcelles cultivées ? Johanna Villenave-Chasset

     

    Jeudi 7 septembre

    HorairesIntitulésAnimateurs
    10h00 - 11h00 Les circuits courts, des aventures humaines tout autour du monde Jacques Mathé
    15h00 - 16h00 Numérique et agroécologie Camille Atlani-Bicharzon

     

Interviews des Animateurs

  • Camille Atlani-Bicharzon
  • Matthieu Archambeaud
  • Fabien Liagre
  • Jean-Paul Daouze
  • Karim Riman
  • Johanna Villenave-Chasset
  • Laurent Lorré
  • Cédric Monprofit
  • Julie Ferreyrolle
  • Carole Merienne
  • Camille Atlani-Bicharzon

    EDITO

    Par Camille Atlani-Bicharzon

    Anthropologue multi-casquettes, voilà sept ans que Camille Atlani-Bicharzon est investie dans l’agroécologie. Co-directrice de la collection TerrAgora aux Editions France Agricole, elle réalise depuis trois ans les interviews des intervenants du Village Agroécologique d’Innov-Agri.

    Il y a relativement peu de temps que le monde agricole français découvre - de façon grandissante - toute la pertinence de la notion d’agroécologie. Les idées se propagent, certaines s’ancrent durablement, d’autres ont plus de peine à être entendues, mais c’est aujourd’hui un immense champ qui s’ouvre. Petit retour sur les points saillants de cette édition 2017.

    Vivabilité, autonomie, transmissibilité
    L’année dernière, deux idées-forces se sont rejointes en prenant de l’ampleur : le fait qu’une exploitation agricole doit être non seulement viable, mais aussi vivable d’une part ; et l’autonomie de l’agriculteur permise par l’agroécologie. La dimension humaine de la production devient ainsi primordiale et se voit complétée cette année par un troisième élément : l’agroécologie favorise la transmissibilité des exploitations.

    Pas de sol, pas d’agricole
    Cette année, le sol apparaît comme l’acteur principal de l’agroécologie. Reconstruire son sol devient un enjeu majeur pour l’agriculteur qui, surtout dans le Sud-Ouest, est souvent victime de l’érosion. Un large éventail de pratiques apparaît : la réduction du travail du sol, l’implantation de couverts végétaux et tout ce qui a pour objectif de favoriser la vie biologique et la production d’humus.

    Ecologie = économie
    C’est la grande nouveauté de cette édition : l’idée qu’écologie puisse rimer avec économie. Réalité qui peinait jusqu’ici à faire son chemin, plusieurs voix s’élèvent aujourd’hui pour dire que ces pratiques permettent de réduire considérablement les charges de production ; et que travailler avec la nature implique en réalité des “pratiques de bon sens de gestion d’une entreprise”. Après tout, elles partagent la même racine : quand l’économie (oîkos nómos) est la “gestion de la maisonnée”, l’écologie (oîkos logos) en est sa connaissance – et n’a-t-on pas besoin de connaissances pour bien gérer son entreprise ?

    Des outils au service de la transition :
    De la faune utile aux couverts végétaux, en passant par les outils de semis direct et les plateformes numériques, le Village vous fera découvrir toute la diversité des outils pouvant être mis au service de la transition et de l’innovation. Pour que, demain, s’installe une agriculture qui non seulement produit, mais entretient aussi les conditions de sa pérennité.

    Le Village Agroécologique
    Pour la 4e année consécutive, les Editions France Agricole vous proposent de parfaire vos connaissances techniques et agronomiques avec les meilleurs spécialistes français de l’agroécologie. Les 3 300 m² du Village offriront une animation continue mêlant ateliers pratiques, démonstrations de constructeurs, retours d’expérience d’agriculteurs innovants, cafés-débats et conférences autour de l’agriculture de conservation, l’agroforesterie, le pâturage tournant dynamique...

  • Matthieu Archambeaud

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Matthieu Archambeaud, spécialiste de l’agriculture de conservation et co-auteur de deux ouvrages, sur les couverts végétaux et sur les sols agricoles.

    L’agriculture de conservation met la fertilité du sol au cœur de la production. Cela passe par un ensemble de pratiques qui permettront au sol de retrouver un fonctionnement naturel : réduction voire suppression du travail du sol, développement de l’activité biologique par la mise en place de couverts végétaux et l’apport de matière organique...

    Ce type d’agriculture permet de retrouver de l’autonomie et d’être beaucoup moins fragile économiquement. Que ce soit en techniques culturales simplifiées ou en semis direct, la réduction du travail du sol réduit à la fois les charges de mécanisation, de carburant, et la charge de travail. Le fait de « doper le système-sol » pour en accroître sa fertilité naturelle permet aussi de réduire les besoins en engrais.

    Par ailleurs, nous assistons aujourd’hui à une prise de conscience mondiale de la mise en danger de notre planète, qui se traduit en agriculture par des questions relatives au changement climatique, à l’impact des pesticides, à la qualité de l’eau, de l’air, des sols, de la biodiversité... L’agriculture de conservation permet aussi de répondre à cette préoccupation de la société : avec un sol qui fonctionne, il est possible de produire mieux, des produits de meilleure qualité, en polluant moins et donc en préservant l’environnement.


    CITATION-CLÉ
    « L’agriculture de conservation permet de retrouver de l’autonomie et d’être beaucoup moins fragile économiquement. »

    CHIFFRE-CLÉ
    25% à 50%. C’est la réduction possible des charges de mécanisation avec l’agriculture de conservation.

    Pour aller plus loin :
  • Fabien Liagre

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Spécialiste de l’agroforesterie, Fabien Liagre est fondateur d’AGROOF, une SCOP qui accompagne le développement de projets agroforestiers partout en France.

    « Replanter des arbres dans ses parcelles apporte un certain nombre de bénéfices agronomiques : réduction de l’érosion des sols, augmentation de la fertilité, de la biodiversité – et, donc des auxiliaires de culture qui permettent de lutter naturellement contre les ravageurs. Le rôle de l’agroforesterie par rapport au changement climatique est aussi un argument fort en sa faveur, surtout en terme d’adaptation des cultures à ses effets, tels que les coups de chaleur, les sécheresses ou même les surplus d’humidité.

    Répondre à tous ces enjeux agronomiques par l’arbre permet aussi de réduire les intrants et, donc, les coûts de production. L’agroforesterie implique une stratégie d’optimisation de la marge brute par une meilleure gestion des charges. Economiquement parlant, il y a aussi évidemment la valorisation des arbres en bois d’œuvre ou autre, qui apporte une assurance sur le long-terme ou même pour sa retraite.

    L’agroécologie consiste à tirer parti des processus agronomiques et écologiques existant sur ses parcelles – au niveau du sol, du climat, de la biodiversité, etc. – pour devenir plus autonome vis-à-vis de l’extérieur. Cela part selon moi de l’intention de donner un peu plus d’indépendance aux agriculteurs dans leur mode de production. L’agroforesterie, par tous les bénéfices qu’elle apporte, participe à cette indépendance à bien des niveaux. »


    CITATION-CLÉ
    « L’agroforesterie implique une stratégie d’optimisation de la marge brute par une meilleure gestion des charges. »

    CHIFFRE-CLÉ
    1 000 000. Certains agriculteurs qui se sont lancés rapidement en agroforesterie se retrouvent à l’âge de la retraite avec un capital de 2 000 à 5 000 arbres, soit une valeur sur pied pouvant dépasser le million d’euros.

    Pour aller plus loin :
  • Jean-Paul Daouze

    Jean-Paul Daouze est ingénieur conseil en production végétale à la Chambre d’Agriculture de la Marne. Son métier et sa curiosité l’ont amené à se former auprès de nombreux spécialistes hexagonaux de l’agronomie et du machinisme. Fort d’une longue production d’articles dans le bulletin HORIZON des GEDA marnais, il a corédigé l’ouvrage « Gestion du sol et machinisme »

    • Le travail d’un sol agricole est indissociable de sa texture, de la succession des cultures et de la météorologie préalable et prévue
    • L’intensité des travaux de restructuration d’un sol est fortement dépendante de son statut organique et de la durée d’interculture
    • Le travail du sol retrouve une place importante dans la quête de la triple performance

    Le travail du sol et la santé des plantes

    En parallèle du conseil et de l’animation de groupes de développement, Jean-Paul Daouze s’est spécialisé en machinisme pour les grandes cultures. Cette spécialisation a pris forme en faisant très tôt le constat que les accidents culturaux, les sensibilités plus ou moins importantes des plantes cultivées aux parasites relèvent souvent de l’état du sol. L’observation des effets des outils sur le sol et leurs conséquences sur les végétaux constituent la base de son expérience.

    Aujourd’hui, il travaille à l’établissement de références, au conseil auprès des agriculteurs et aux échanges et productions collégiales entre conseillers en agroéquipement sur les thèmes du travail du sol, la pulvérisation, l’épandage des fertilisant et le dimensionnement du matériel des exploitations.

    Il faut démystifier le travail du sol. L’essentiel est que chaque agriculteur maitrise le système qu’il s’est choisi, qu’il en approfondisse sa connaissance régulièrement, dans le respect de son capital et de l’espace dans lequel il s’inscrit.

    L’agro-écologie

    Selon Jean-Paul Daouze : « l’agro-écologie, prise sous l’angle sémantique, relève de l’évidence, encore que l’inverse pourrait être considéré comme tout aussi vrai : une « éco-agronomie » en quelque sorte, où, pour pouvoir légitimer sa capacité et sa mission à produire plus , l’agriculture a l’obligation de s’inscrire dans une approche écologique, c’est-à-dire une prise en compte de la relation entre les êtres vivants dans un environnement défini. Ne parle-t-on pas d’ailleurs de rôle écosystémique ? ». Cette approche diffère d’une écologie qui pratiquerait l’agriculture à ses propres fins. Le débat consistant à définir le rôle de l’agriculture, en particulier hexagonale, sous l’angle des besoins alimentaires de la planète n’a pas sa place dans ce bref exposé, mais il ne faudrait pas en faire systématiquement l’économie. Une agriculture a besoin de cibler sa raison de produire, au demeurant différenciée en fonction de sa position géographique, démographique, de l’organisation de l’espace qu’elle s’est construit. C’est ainsi que l’agro-écologie doit s’appliquer à respecter son environnement pour en tirer le meilleur, pour en être partie intégrante. Elle doit savoir exploiter les ressources intrinsèques des sols, leur activité biologique dans l’articulation et la complémentarité entre ses productions. Une chimie assistant l’agriculteur dans la protection de ses productions ne doit pas être exclue par principe de ce concept, il suffit qu’elle soit elle-même, par essence, respectueuse du système dans lequel elle est employée, donc écologique au sens scientifique du terme. Une origine naturelle, non synthétique, ou si peu, à l’exemple des purins.

    La place du machinisme dans l’agro-écologie

    Si l’on considère que la production biologique ne sera pas la seule option d’avenir, une agriculture moderne passe aussi par un meilleur ajustement des intrants, fertilisants dans un premier temps, domaine dans lequel la précision du numérique et des capteurs de toutes natures montre l’étendue des possibilités actuelles et à venir. Les applications localisées et modulées sont une clef majeure du « juste nécessaire, juste à temps ».

    Son intervention à Innovagri

    Sur la plateforme Innovagri, Jean-Paul propose d’accompagner et d’éclairer les visiteurs dans leurs questionnements, leurs souhaits ou leurs freins quant à la mise en œuvre des techniques présentées. Que sait-on de leur pertinence, leur rentabilité, des risques à prendre? Strip tillage et son corollaire : la couverture des sols, désherbage mécanique, applications localisées et calibrées à l’aide de l’imagerie fournie par la voie des airs, les drones en particulier.

    « Occupons-nous d’abord du sol, respectons-le et l’évidence de ce qu’il promet fera le reste ! »
    Pour aller plus loin :
  • Karim Riman

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Consultant en agriculture écologique, Karim Riman intervient auprès d’agriculteurs qui s’interrogent sur la fertilité de leurs sols et l’évolution de leur système de production.

    « La première étape lorsque j’accompagne un agriculteur est toujours de faire un état des lieux du sol, de son fonctionnement et de sa fertilité. Ce n’est qu’à partir de ce diagnostic global du sol qu’il est possible d’amener des améliorations à court, moyen et long terme, car tout n’est pas faisable économiquement et techniquement dès la première année.

    Ces changements de pratiques vers plus d’agroécologie prennent du temps et il est crucial de ne pas se précipiter si l’on veut éviter des difficultés techniques et économiques par la suite. En revanche, je pense qu’au vu de l’évolution de la demande sociétale et réglementaire, un agriculteur qui ne prépare pas ce changement aujourd’hui perdra des marchés demain.

    Le sol est notre terre nourricière ; s’il n’y a pas de sol, il n’y a pas de culture. Sans nécessairement aller jusqu’à l’agriculture biologique, prendre soin de ce patrimoine-sol garantit qu’il pourra continuer à nous nourrir, nous, mais aussi les générations à venir. C’est en reprenant conscience de ce qu’est le sol que les agriculteurs parviendront à produire autant, avec moins d’intrants, et de manière pérenne. »


    EQUATION À RÉSOUDRE
    « Il y a de moins en moins d’agriculteurs professionnels pouvant transmettre leur savoir-faire, de plus en plus de prétendants à l’installation hors cadre familial et de moins en moins de terres disponibles. Comment résoudre l’équation pour que les agriculteurs actuels aient envie de poursuivre leur métier et que les candidats au retour à la terre puissent vivre cette autre expérience à laquelle ils aspirent ? »
  • Johanna Villenave-Chasset

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Johanna Villenave-Chasset, entomologiste, spécialiste des insectes auxiliaires en agriculture.

    « Utile aux agriculteurs dans la conduite de leurs cultures, la biodiversité fonctionnelle peut être une solution alternative efficace de protection des cultures. Pour des raisons de santé, d’environnement ou de préservation du paysage, les agriculteurs venant à mes formations souhaitent diminuer leur utilisation de produits phytosanitaires. Ils y apprennent à observer et reconnaître les insectes auxiliaires dans leurs parcelles, ce qui leur donne souvent envie de les laisser agir avant de traiter. Souvent aussi, ils finissent par ne pas traiter du tout car ils s’aperçoivent que ce n’est plus nécessaire.

    En aménageant son paysage, l’agriculteur peut favoriser les insectes auxiliaires, avec des résultats parfois impressionnants : de simples bandes fleuries aux alentours des parcelles peuvent par exemple faire doubler la présence d’insectes auxiliaires sur l’exploitation. Il n’existe certes pas aujourd’hui de chiffres précis, mais cette approche différente a nécessairement un impact économique positif, puisque l’agriculteur dépense moins en herbicide et insecticide et passe moins de temps à les appliquer. »


    CITATION-CLÉ
    « La biodiversité fonctionnelle peut être une solution alternative efficace de protection des cultures »

    CHIFFRE-CLÉ 1 600 000. C’est le nombre de pucerons prédatés par les larves d’une seule femelle chrysope bien nourrie en pollen en l’espace d’un mois.
  • Laurent Lorré

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Laurent Lorré, agriculteur et Président de l’APAD, une association d’agriculteurs qui défend l’agriculture durable au niveau national.

    « L’APAD* se fonde sur la définition de l’agriculture durable de la FAO, qui repose sur trois principes : la couverture permanente des sols, pour éviter le lessivage et l’érosion ; le non-travail du sol, qui permet d’en améliorer la vie biologique ; et la diversité des cultures. C’est une agriculture qui ne s’interdit pas d’utiliser des produits de défense des cultures, mais qui propose d’en utiliser moins et, surtout, de garder les sols en bon état.

    Cette forme d’agriculture permet d’être plus solide économiquement. La pratique du semis direct sous couvert, par exemple, permet de diviser l’investissement matériel par trois dans la plupart des cas. Par ailleurs, le temps qui n’est plus passé sur le tracteur peut être utilisé pour observer ses cultures, mieux les commercialiser, mieux gérer son exploitation. Ajouté à cela l’impact sur le sol qui devient plus productif, avec une meilleure rétention en eau et, une fois la pratique maîtrisée, un besoin moindre en intrants, cela créé un système plus résilient face aux variations des prix du marché.

    Cela s’intègre dans la notion d’agroécologie, qui invite à trouver des méthodes permettant à la fois de produire et d’avoir un impact positif sur l’environnement, sur le long-terme. La véritable écologie rejoint l’économie, car ce qui est produit de manière plus naturelle coûte moins cher que ce qui est produit de manière artificielle. Une agriculture sans sol ne peut pas produire économiquement et durablement. »

    * APAD : Association de Promotion d’une Agriculture Durable

    CITATION-CLÉ
    « La véritable écologie rejoint l’économie, car ce qui est produit de manière plus naturelle coûte moins cher que ce qui est produit de manière artificielle. »

    CHIFFRE-CLÉ
    8. C’est, en quintaux/hectare, le rendement nécessaire à un ami australien de Laurent (en semis direct sur une exploitation de 2 000 ha) pour ne pas être déficitaire, tant ses charges de production sont réduites.
  • Cédric Monprofit

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Cédric Monprofit, Ingénieur d’affaires chez RAGT-Semences

    « Le sol n’est pas uniquement le support sur lequel nous marchons et roulons, c’est un capital. C’est en lui que cohabitent une multitude de micro-organismes, plantes, éléments nutritifs et minéraux qu’il nous faut apprendre à entretenir et cultiver pour être encore plus productifs. Le seul matériel aujourd’hui capable de travailler le sol 24h/24h sans consommer un litre de gazoil, ce sont les racines des plantes.

    Chez RAGT-Semences, nous sélectionnons des plantes spécifiquement adaptées à la couverture des sols, dans un objectif de santé des sols et des cultures. Nos plantes de couverture permettent tout à la fois de lutter contre les ravageurs (les nématodes phytophages par exemple), de produire de la biomasse, de gérer la fertilisation et d’améliorer la structure du sol en fonction des besoins de l’agriculteur.

    Les agriculteurs ont la volonté croissante de s’orienter vers une agriculture la plus propre possible. Utiliser des plantes de couverture bien adaptées qui entretiennent le milieu, luttent contre les ravageurs et limitent le développement des adventices a des répercussions immédiates sur l’utilisation de produits phytosanitaires. En fonction des objectifs et de la localisation de l’agriculteur, il est possible de trouver le mélange de couverture adapté. »


    CITATION-CLÉ
    « Le seul matériel aujourd’hui capable de travailler le sol 24h/24h sans consommer un litre de gazoil, ce sont les racines des plantes. »

    CHIFFRE-CLÉ
    Entre 20 et 40. C’est la quantité de tonnes de sol à l’hectare qui sont déplacées tous les ans sous l’effet de l’érosion.
  • Julie Ferreyrolle

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Julie Ferreyrolle, Responsable Développement et Marketing chez Semences de Provence, société semencière qui sélectionne depuis cinquante ans des plantes adaptées aux conditions du Sud-Est. Leurs gammes d’interculture et d’enherbement permanent seront présentées sur le Village Agroécologique.

    « Nos enherbements permanents pour les vignes sont des légumineuses annuelles qui fleurissent, grainent et se ressèment toutes seules. Les avantages des légumineuses annuelles sont nombreux: elles fixent de l’azote sans concurrencer la vigne, ni en matière de nutriment, ni en matière d’eau puisque leur cycle s’arrête naturellement en juin.

    Pour moi, l’agroécologie consiste à produire mieux en utilisant des leviers naturellement à notre disposition. Plutôt que d’utiliser la chimie, nous pouvons trouver dans la biodiversité des solutions naturelles à des problèmes pédoclimatiques. Nos enherbements permanents correspondent à cette vision : par la biodiversité naturelle des légumineuses, il est possible de réduire le désherbage et le travail du sol, d’apporter de l’azote et de la matière organique à la vigne sans pour autant devoir augmenter les apports, puisqu’il n’y a pas de concurrence.

    Tous ces bénéfices permettent par ailleurs de réduire considérablement les coûts, surtout si l’agriculteur a bien laissé fleurir et grainer son enherbement, puisque celui-ci se régénèrera et se pérennisera tout seul sans qu’il soit nécessaire de racheter des semences. Nous pouvons trouver tant de solutions en regardant simplement les légumineuses naturellement présentes en bords de champs. »


    CITATION-CLÉ
    « Nous pouvons trouver, dans la biodiversité, des solutions naturelles à des problèmes pédoclimatiques. »

    RETOUR D’AGRICULTEUR
    « Beaucoup des viticulteurs qui achètent nos produits pour des raisons agronomiques sont agréablement surpris des effets écologiques sur leurs parcelles. »
  • Carole Merienne

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Carole Merienne s’est spécialisé dans le pâturage tournant dynamique à la demande d’une association d’éleveurs (ELVEA 31) qui souhaitaient baisser leurs coûts de production grâce à cette pratique innovante. Aujourd’hui formatrice pour cette association, elle est aussi mise à disposition de la Chambre d’Agriculture de Haute Garonne en tant que conseillère fourrage.

    « Le pâturage tournant dynamique met la qualité de l’herbe au cœur de la production. Que ce soit de l’herbe, de la viande ou du lait, l’objectif est toujours de produire au maximum. En adaptant le nombre d’animaux sur la parcelle à la pousse de l’herbe, nous demandons aux animaux la même production que s’ils étaient en bâtiment avec un complémentaire azoté. Comme ils restent très peu de temps sur chaque parcelle, il n’y a pas de problème de tassement de sol, ni de surpâturage, et le sol a toujours le temps de se régénérer. C’est un système écologique simple, du sol à l’animal, en circuit fermé.

    La technique est très pointue, mais une fois maîtrisée, il est possible de baisser ses charges d’intrants alimentaires de plus de moitié. Elle permet aussi de baisser les frais de vétérinaire, car le fait de remettre les animaux sur des pâturages en diversité floristique importante réduit considérablement les problèmes sanitaires.

    Nous avons vraiment de l’or sous nos pieds, mais nous avons tendance à l’oublier. L’herbe est une mine d’or pour les vaches, elle leur apporte tout : les minéraux, l’énergie nécessaire à la production... A nous de savoir observer l’herbe et nos animaux. Un éleveur que j’accompagne m’a un jour dit : « j’ai réappris à observer mes animaux, j’ai réappris à observer mon sol et l’économie de mon exploitation s’en porte beaucoup mieux. »


    CITATION-CLÉ
    « Nous avons vraiment de l’or sous nos pieds, mais nous avons tendance à l’oublier. L’herbe apporte tout aux vaches. »

    CHIFFRE-CLÉ
    25%. C’est l’augmentation de la production de matière sèche par les sols de Carole après deux ans de pâturage tournant dynamique, sans chimie.

Interviews des Constructeurs

  • Sly
  • Horsch
  • John Deere
  • Weaving Machinery
  • Simtech
  • Eco-Mulch
  • Sky
  • Carré
  • Vaderstad
  • Sly

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Pierre-Jean Ducasse, Ingénieur technico-commercial chez SLY France. Il présentera le semoir BOSS au Village Agroécologique.

    « L’agroécologie est au cœur de notre réflexion pour développer des machines. Adaptation d’un outil australien qui a fait ses preuves, le semoir BOSS a été développé avec des agriculteurs français engagés dans cette démarche depuis de nombreuses années, ce qui a permis de répondre concrètement aux problèmes qu’ils rencontraient sur les outils de semis direct existants.

    Le système de placement de la graine du semoir BOSS est totalement inédit : la double inclinaison du disque ouvre le sillon par arrachement plutôt que par compaction, avec un besoin très faible de pression sur l’élément pour le faire rentrer. Cela permet une grande pénétration, peu de compaction et de limiter au maximum la paille dans le fond du sillon, essentiel lorsque l’on travaille dans des résidus de culture. Tout cela permet de placer la graine dans des conditions idéales à la germination.

    La possibilité d’avoir jusqu’à trois trémies permet de semer des associations de couverts, des cultures associées ou encore des mélanges variés. Ajoutez à cela sa distribution pneumatique avec entraînement électrique des doseurs et vous avez un semoir polyvalent, simple à utiliser et apte à passer en toutes conditions. »


    CITATION-CLÉ
    « L’agroécologie est au cœur de notre réflexion pour développer des machines. »

    CHIFFRE-CLÉ
    2 500. C’est le nombre d’unités d’azote dans le sol perdues pour chaque point de matière organique perdu par le travail du sol.
  • Horsch

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Matthieu Noroy, Support Produit HORSCH France.

    « L’outil que nous allons présenter sur le Village Agroécologique est le semoir monodisque Avatar 6 mètres. L’angle d’attaque du disque de 6 degrés permet d’ouvrir le sillon et son angle d’entrure de 3 degrés réduit l’entrée de paille dans le sillon, ce qui permet un meilleur contact terre-graine et donc une meilleure capacité de germination, répondant à un problème courant en semis direct.

    Outil simple et robuste, son autre avantage est que les réglages se font élément par élément. Cela apporte de la flexibilité à la machine puisque, moyennant quelques réglages, il est possible de l’utiliser dans des conditions très diverses (semis direct sous couvert, travail simplifié, etc.). Sa capacité de pénétration de 250 kg par élément accentue encore cet aspect.

    Les enjeux environnementaux et la demande sociétale poussent les agriculteurs à faire évoluer leurs pratiques vers plus d’agroécologie. Les couverts végétaux permettent de répondre à certaines problématiques actuelles et notre semoir s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Avec une triple cuve et deux rangées d’éléments semeurs, la diversité de ce qu’il est possible de faire avec ce semoir (notamment semer des mélanges de couverts) est impressionnante. »


    CITATION-CLÉ
    « La diversité de ce qu’il est possible de faire avec le semoir Avatar 6 mètres est impressionnante. »

    CHIFFRE-CLÉ
    En 1983 Michael Horsch vend son premier semoir de semis direct à la Ferme de la Lucine en Haute Marne. En 2015, lors d’un voyage de Michael Horsch en Afrique du Sud, des agriculteurs français exposent leurs problématiques de résistances des graminées aux herbicides. Les premières bases de la gamme Avatar étaient posées.
  • John Deere

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Noélie Aussel, Spécialiste produits Agriculture de précision et protection des cultures chez John Deere

    « Le semoir 750A John Deere utilise l’élément semeur John Deere série 90 qui assure une pénétration nette dans le sol pour une levée uniforme et rapide. Ce semoir, qui nécessite une faible puissance de traction, démontre une polyvalence à toutes épreuves, que ce soit en semis conventionnel, en TCS, en semis direct avec faible bouleversement de sol ou en semis direct sous couvert végétal. Disponible en version Isobus, il offre la possibilité d’un contrôle automatique du jalonnage, de la coupure automatique du semis ainsi que de la modulation de densité.

    Pour moi, l’agroécologie consiste à concevoir un système de production adapté à la variabilité, aux ressources et contraintes du territoire dans lequel il s’insère, de manière à ce qu’il soit le plus durable possible. Cela implique de prendre du recul vis-à-vis des conditions pédo-climatiques, environnementales mais aussi sociales et d’introduire de nouvelles pratiques agricoles. L’agroécologie est indissociable des connaissances agronomiques, mais aussi du partage d’information et d’expérience entre les agriculteurs.

    Par sa grande polyvalence, le semoir 750A va pouvoir accompagner ce changement de pratiques. S’adaptant à différents types de structures, il pourra même être utilisé dans des CUMA sans que le semoir ne devienne un frein pour ceux qui souhaitent progressivement tendre vers des techniques culturales plus diversifiées. Son très bon taux de levée saura convaincre les agriculteurs, craignant de perdre en rendement, de se lancer dans ces pratiques. Enfin, les éléments d’agriculture de précision (coupure automatique de semis, modulation et documentation fournie à l’agriculteur) sont, eux aussi, au service de l’agroécologie. »


    CITATION-CLÉ
    « L’agroécologie est indissociable des connaissances agronomiques, mais aussi du partage d’information et d’expérience entre les agriculteurs. »

    CHIFFRE-CLÉ
    Plus de 2 millions. C’est la quantité d’éléments semeurs série 90 qui ont été commercialisés depuis sa sortie. Ce semoir qui allie robustesse, fiabilité et polyvalence a aujourd’hui fait ses preuves.
  • Weaving Machinery

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Eric De Wulf, Représentant France de Weaving Machinery et agriculteur en semis direct depuis 17 ans.

    « La particularité du semoir Weaving GD est que l’élément semeur, monté sur parallélogramme, a un double disque incliné qui permet de perturber très peu la surface du sol. En effet, tandis que le premier disque coupe le sol avec un angle de 25 degrés, le second soulève simplement la bande de terre pour ensuite la laisser retomber naturellement sur la graine. Ainsi, aucune terre n’est déplacée sur le côté. Cela présente aussi l’avantage d’avoir toujours un sillon bien fermé. Enfin, ce système de soulèvement de terre permet de supprimer 80% à 90% des problèmes de paille dans le sillon.

    Aux trois piliers de l’agroécologie – couverture des sols, faible perturbation de sa surface et rotation des cultures – j’en ajouterais un quatrième : la diminution maximale des produits phytosanitaires, ce qui est possible en étudiant bien ses rotations. Le sol vivant est beaucoup plus qu’un simple support de production ; la vie en son sein est multipliée, la fertilité augmentée naturellement, ce qui permet d’augmenter le potentiel de nos sols sans les dégrader.

    Contrairement aux systèmes classiques qui sont ouverts, dans lesquels on ne cesse de mettre des intrants par le haut et de les perdre par le bas, le semis direct permet un système fermé dans lequel les intrants sont constamment recyclés. Grâce à lui, je ne consomme que 32 litres de gasoil par hectare et par an sur ma ferme, moisson comprise. Il me permet de très peu toucher la surface du sol, de supprimer l’érosion, d’implanter les semences dans de bonnes conditions donc sans besoin de les surdoser et, avec un sillon toujours bien refermé, et ainsi de favoriser les levées. »


    CITATION-CLÉ
    « Contrairement aux systèmes classiques qui sont ouverts, dans lesquels on ne cesse de mettre des intrants par le haut et de les perdre par le bas, le semis direct sous couvert permet un système fermé dans lequel les intrants sont constamment recyclés, sans perte dans les nappes phréatiques. »

    CHIFFRE-CLÉ
    3,8. Eric utilise moins de 4 litres de gasoil pour semer un hectare, contrairement à ses voisins avec des fermes équivalentes, en labour, qui en consomment entre 80 et 100 litres.
  • Simtech

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Cyril Jouvente, Gérant de Simtech France. Il présentera le semoir T-SEM au Village Agroécologique.

    « Pour moi, l’axe prioritaire de l’agroécologie est la conservation des sols, ce qui passe par une réduction drastique, voire l’arrêt complet du travail du sol. Ne pas travailler son sol permet de limiter l’érosion et le ruissellement, d’en améliorer la structure pour favoriser à la fois l’infiltration de l’eau et l’activité biologique – ce qui améliore sa fertilité – et ouvre la voie à de potentielles réductions d’intrants.

    La mise en place d’une telle démarche prend du temps. C’est pourquoi notre semoir T-SEM a été conçu pour s’adapter à différentes situations. Très polyvalent, il peut être utilisé aussi bien pour implanter des couverts végétaux que pour semer tout type de culture, directement sur les résidus d’une culture précédente, sur une couverture végétale vivante, ou bien sur sol préalablement préparé. Les utilisateurs pourront ainsi avancer à leur rythme vers une démarche de simplification du travail du sol. »


    CITATION-CLÉ
    « La polyvalence du semoir T-SEM permet aux utilisateurs d’avancer à leur rythme dans une démarche de simplification du travail du sol. »

    CHIFFRE-CLÉ
    14. C’est la quantité maximale d’espèces qui ont pu être semées en mélange pour implanter un couvert végétal, en un seul passage, avec un simple semoir mécanique T-SEM.
  • Eco-Mulch

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Etienne Bazin, Gérant de Eco-Mulch

    « Notre semoir à dents Contour Master a été développé pour pouvoir passer à la fois dans des résidus végétaux importants et dans des couverts vivants. Perturbant le sol au minimum, le sillon, étroit, est dégagé de tout débris végétaux de façon à implanter la graine dans des conditions de germination optimales. Chaque élément est équipé d’une roue pour à la fois réappuyer le sol – améliorant ainsi le contact sol-graine – et aplatir la végétation en place pour permettre à la lumière de descendre sur la ligne de semis, ce qui évite que la culture ne s’étiole à la levée.

    Aujourd’hui, la tendance est de ne pas perturber le cycle de la vie, non seulement de la culture, mais aussi du milieu. Maintenir un sol couvert de végétation permet aux micro-organismes et champignons du sol de rester en vie, même pendant l’interculture de production. Leurs effets sur le sol sont ainsi préservés, lui permettant de fonctionner normalement.

    Contour Master s’inscrit dans cette démarche puisqu’il permet de semer dans une culture existante et, donc, de ne pas être obligé de détruire la couverture végétale pour implanter la nouvelle culture. »


    CHIFFRE-CLÉ
    15 minutes. C’est le temps nécessaire pour implanter une culture sur 1 ha avec le semoir Contour Master.

    CITATION-CLÉ
    « Maintenir un sol couvert de végétation permet aux micro-organismes et champignons du sol de rester en vie, même pendant l’interculture de production. »
  • Sky

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    David Guy, Directeur de SKY Agriculture, qui conçoit des équipements spécialisés pour les techniques culturales simplifiées et le semis direct

    « Le semoir Easy Drill que nous allons présenter sur le Village Agroécologique est destiné à la transition vers l’agriculture de conservation. Transition, car il permet de semer aussi bien dans un système de TCS que dans un épais couvert vivant. C’est un semoir à disque, ce qui permet de passer dans des couverts complexes en mélange.

    Sa multi-trémie facilite la réussite en agriculture de conservation : trois trémies, c’est trois produits de tailles différentes qui peuvent être implantés en même temps, avec une gestion différenciée de la profondeur dans la même ligne de semis. Elle est en mesure d’apporter des engrais starter, afin de parer aux problèmes éventuels de fertilité en début de transition vers l’agriculture de conservation. La multi-trémie est enfin utilisée de manière croissante pour implanter les plantes compagnes avec les cultures.

    Pour moi, l’agroécologie repose sur trois grands principes: travailler le moins possible le sol ; le couvrir de manière permanente ; et apporter de la biodiversité – dans les rotations, mais aussi et surtout au sein des cultures elles-mêmes, grâce à des mélanges. Pour nous, chez SKY, l’agroécologie n’est pas du marketing, c’est une conviction personnelle. Ce semoir a justement été conçu pour aider les agriculteurs à se lancer en agroécologie. Il a été développé à l’écoute des agriculteurs français et continue d’évoluer au gré des retours de nos utilisateurs. »


    CITATION-CLÉ
    Le semoir Easy Drill a été conçu pour aider les agriculteurs à se lancer en agroécologie. »

    CHIFFRE-CLÉ
    Le semoir Easy Drill fête cette année son quarantième anniversaire – une machine en constante évolution qui a fait ses preuves.
  • Carré

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Charles Adenot, Directeur Commercial et Marketing chez Carré

    Strip-till INRO

    Le Strip-till INRO 4 rangs permet de préparer uniquement la ligne de semis sur laquelle sera implantée la culture. Monté sur parallèlogramme, chaque élément du strip-till est complètement indépendant et peut être réglé à la main, sans outil. Le strip-till est composé de quatre éléments : d’abord, un disque ouvreur pour trancher les résidus présents sur la ligne ; puis deux disques chasse-débris qui nettoient la ligne ; une dent qui travaille le sol, entourée de deux disques déflecteurs pour éviter la projection de terre dans l’interrang ; enfin, un rouleau pour réappuyer le sol.

    Pour moi, l’agroécologie est constituée de tous les moyens pouvant être mis en œuvre pour garantir une meilleure gestion environnementale et sociétale de l’exploitation. L’objectif en est de réduire les intrants : chimiques certes, mais aussi en eau, en nombre de passages pour préserver la faune sur l’exploitation, etc. L’aspect sociétal de l’environnement de l’exploitation fait aussi partie de l’agroécologie. Enfin, l’agroécologie doit selon moi être au service du gain financier de l’exploitation. La bonne nouvelle est que, souvent, écologie rime avec économie puisque cela implique des pratiques de simple bon sens de gestion d’une entreprise.

    Le strip-till va dans le sens de cette vision, notamment parce que seul un tiers de la parcelle est travaillé. Cela signifie que le sol sur deux tiers de la parcelle reste en place, avec une vie en sous-sol plus étoffée, une meilleure infiltration de l’eau et donc une résistance augmentée à l’évaporation. Cela permet en somme une meilleure utilisation du sol dans la durée.

    CITATION-CLÉ
    « Souvent, écologie rime avec économie puisque cela implique des pratiques de simple bon sens de gestion d’une entreprise. »

    CHIFFRE-CLÉ
    1. L’un des utilisateurs d’INRO est parvenu à préparer le sol, intégrer la fertilisation et réaliser son semis en un seul passage, contre trois auparavant.

    Robot ANATIS

    « ANATIS est un robot autonome de désherbage mécanique qui permet d’automatiser une tâche perçue comme contraignante par les agriculteurs. Il est composé d’un élément de traction à l’avant, pouvant être complété à l’arrière par une bineuse ou encore une herse étrille. L’intelligence d’ANATIS se concentre dans sa partie avant : un petit tracteur robotisé, guidé par GPS, qui collecte des données via des capteurs. Le GPS permet de travailler à la fois sur des planches et en plein champ, mais aussi de travailler alors que la culture n’est pas en place ou levée. Les capteurs, eux, apportent des indicateurs clés et factuels à l’exploitant pour l’aider dans sa prise de décision.

    Tout cela permet à l’exploitant de se recentrer sur sa vraie valeur ajoutée, qui est son savoir-faire agronomique. J’aime faire le parallèle avec les robots de traite. Lorsqu’ils sont apparus sur le marché il y a vingt ans, il y a eu deux types de comportement chez les éleveurs : ceux qui ont pensé que cela leur permettait de ne plus s’occuper de leurs vaches – ceux-là rencontrent aujourd’hui souvent de vraies difficultés par manque d’anticipation ; et ceux qui ont pensé que cette contrainte en moins leur permettait au contraire de passer plus de temps avec leurs vaches – et, donc, de se concentrer sur leur vrai savoir-faire de zootechnie.

    Il en va de même avec les grandes cultures. Je suis convaincu qu’aujourd’hui, la valeur ajoutée des agriculteurs n’est pas de passer 10h dans leur tracteur. C’est au contraire de passer du temps dans leurs parcelles, à observer le comportement des cultures, des adventices, des sols. La bonne gestion de l’exploitation dépend de ce savoir-faire agronomique, et personne n’est mieux placé ni mieux formé que l’agriculteur pour le valoriser.


    CITATION-CLÉ
    « Le robot autonome de désherbage mécanique ANATIS permet à l’exploitant de se recentrer sur sa vraie valeur ajoutée, qui est son savoir-faire agronomique. »
  • Vaderstad

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Anne Duyck, Responsable Marketing & Communication chez Väderstad. Elle présentera le semoir TEMPO T au Village Agroécologique.

    « Le semoir monograine Tempo T est la nouvelle référence du marché. Il allie très grande vitesse et grande précision, sans compromis. Il peut semer jusqu’à 20 km/h. Sa spécificité est son châssis télescopique, lui permettant une largeur de transport inférieure à 3,5 m. Le Tempo T dispose de la coupure de tronçons par GPS de série pour la semence, l’engrais et la micro-granulation. Cela assure un recouvrement optimal de la parcelle, une levée homogène et une économie d’intrants.

    Le Tempo est également un semoir pensé et conçu pour les semenciers. Il permet en un seul passage de semer différentes variétés, avec des densités et espacements appropriés. Enfin, le système E-Control sur iPad offre la possibilité, depuis la cabine du tracteur, de contrôler la densité de semis en temps réel et d’optimiser les réglages immédiatement selon les conditions.

    L’agroécologie est aujourd’hui un facteur fondamental dans le monde agricole. Etant donné le rôle de l’agriculture dans les considérations écologiques actuelles, il est indispensable de créer des machines qui puissent raisonner l’agriculture – mettre la bonne dose d’engrais, au bon moment et au bon endroit, ne pas surfertiliser les sols... Grâce à son système de coupure de tronçons, qui permet de gérer les apports rang par rang, le Tempo T s’inscrit entièrement dans cette nouvelle démarche. »


    CITATION-CLÉ
    « Il est aujourd’hui indispensable de créer des machines qui puissent raisonner l’agriculture. »

    CHIFFRE-CLÉ
    12,5€. C’est l’économie en intrants (semences, engrais et micro-granulation) réalisée par hectare avec Tempo T.

Interviews des Témoins

  • Philippe Nouvellon
  • Alex Franc
  • Alexandra Désirée
  • Cyril Hamot
  • Mathilde Riom
  • Nicolas Artigues
  • Florian Leguay
  • Philippe Nouvellon

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Philippe Nouvellon est installé avec un associé sur 150 hectares dans la Vallée du Tarn. En polyculture-élevage jusqu’il y a deux ans, ils n’ont conservé que les céréales. Ils sont en bio depuis 2000 et en semis direct sous couvert depuis quatre ans.

    « Jusqu’en 2000, nous étions surtout éleveurs, avec plus de 500 familles à servir en vente directe. Quand la crise de la vache folle est survenue, nous avons voulu donner des garanties à nos clients, d’où le passage en bio. Le challenge technique et éthique de cette transition m’intéressait. Il y a quatre ans, nous sommes passés au semis direct sous couvert, ou sol vivant, grâce au réseau d’entraide local avec lequel nous travaillons beaucoup.

    Les débuts ont été difficiles car nos sols étaient très dégradés. Il faut du temps pour restructurer le sol, acquérir une connaissance solide des végétaux, s’équiper... Les premières années, nous faisions des demi-récoltes sur le maïs et le soja. Les deux choses qui nous ont sauvé, ce sont la régularité des cultures d’hiver (orge) et le fait que nous soyons en bio, ce qui nous permet de vendre nos produits le double du conventionnel.

    Nous commençons à bien maîtriser le système et nous voyons les choses progresser, c’est assez exceptionnel. L’agriculture a vécu sur la dégradation des sols pendant deux générations et aujourd’hui, si nous ne faisons pas remonter le taux de matière organique par des pratiques intelligentes, nous continuerons à voir les pertes de rendements et l’érosion que subissent les conventionnels. Si nous arrivons à montrer que cette pratique est possible en bio, ce sera une vraie révolution, d’abord pour le sol et ensuite pour les paysans. »


    CITATION-CLÉ
    « Si nous arrivons à montrer que le semis direct est possible en bio, ce sera une vraie révolution, d’abord pour le sol et ensuite pour les paysans. »

    CHIFFRE-CLÉ
    5% de matière organique dans les sols en moins de 20 ans : c’est l’objectif que Philippe s’est fixé (actuellement entre 1 et 3%).
  • Alex Franc

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Alex Franc est agriculteur bio dans la Plaine de l’Ariège. Installé sur la ferme céréalière de ses parents, il a repris et diversifié les 7 hectares de verger en 2010, pour les compléter ensuite de 8 hectares en agroforesterie.

    « Je souhaitais avoir plus de fruits pour alimenter notre atelier de transformation (jus de pommes, cidre, calva) et je trouvais un peu ridicule de délimiter clairement le verger d’un côté et les cultures de l’autre. Nous constations par ailleurs que le taux de matière organique dans les sols des céréales avait diminué drastiquement depuis une vingtaine d’année, ce à quoi nous voulions remédier. C’est ainsi que je me suis lancé dans l’agroforesterie en 2013.

    J’ai donc planté des fruitiers sur du porte-greffe franc. À l’inverse des arbres plantés dans les vergers intensifs qui mettent à fruit très tôt mais s’épuisent au bout de 15 / 20 ans, cette technique permet d’avoir des arbres qui poussent très haut et mettent à fruits plus tardivement, mais qui peuvent produire pendant une centaine d’années ensuite. Economiquement parlant, cette garantie d’avoir des rentrées de fruits pendant un demi-siècle, voire un siècle, est très intéressante. J’ai par ailleurs planté du bois d’œuvre, dont les ventes dans 30 ans assureront mes vieux jours, ou profiteront aux enfants.

    Avec le temps très chaud et sec que nous avons depuis plusieurs années, je constate que les endroits sur lesquels il est plus facile de faire démarrer des cultures sont à l’ombre des arbres. Dans un contexte climatique qui va en s’aggravant, planter des arbres fournit un abri pour protéger les parcelles du soleil, mais aussi de l’érosion, notamment éolienne. De manière plus globale et au-delà de l’agroforesterie, il me semble impératif de ré-augmenter la biodiversité dans les parcelles, dans les fermes et dans les paysages, pour ne pas courir à la catastrophe. »


    CITATION-CLÉ
    « Dans un contexte climatique qui va en s’aggravant, planter des arbres fournit un abri pour protéger les parcelles du soleil et de l’érosion. »

    TÉMOIGNAGE
    Si Alex replante des arbres et des haies dans ses parcelles, la tendance est plutôt à les arracher dans cette plaine où les besoins du maïs irrigué favorisent l’agrandissement des parcelles. À chaque fois que des haies disparaissent sous le coup des tractopelles, un ancien du village s’inquiète : « mais comment va-t-on arrêter le vent ? »
  • Alexandra Désirée

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Alexandra Désirée, Chargée d’Etude et responsable des projets agroforestiers chez Arbres & Paysages d’Autan. Cette association a été créée en 1995 par un groupe d’agriculteurs de Haute-Garonne qui souhaitaient remettre des haies champêtres autour des parcelles agricoles et redonner une place à l’arbre dans l’exploitation. Mais elle s'adresse maintenant à tous : particuliers, collectivités, entreprises, associations ...

    « L’arbre et la haie champêtre sont perçus comme une gêne par certains agriculteurs, alors que leurs bénéfices pour l’agriculture sont nombreux : ils favorisent la biodiversité, temporisent les aléas climatiques, brisent le vent, aident à préserver la qualité de l’eau et à lutter contre l’érosion des sols... Ils sont donc de vraies cartes à jouer en matière d’agroécologie, ce qui intéresse un nombre croissant d’agriculteurs.

    En plus de cela, ils ont une vraie valeur économique : un arbre, c’est du bois d’œuvre ; c’est des plaquettes de chauffage, du BRF qui peut servir soit comme amendement, soit comme paillage, soit être vendu ; c’est aussi de la matière isolante écologique, ou encore une source de piquets pour l’exploitation.

    L’hiver dernier j’ai accompagné un agriculteur conventionnel en grandes cultures qui a planté 5 hectares de parcelle agroforestière. A 80 ans et sans repreneur familial, il sait qu’il n’en profitera pas économiquement ; pourtant, conscient de l’impact paysager et environnemental de son action, il a franchi le pas. Aujourd’hui, il est fier de voir cette parcelle sur son exploitation et d’offrir ce paysage à ses voisins. »

    Note : Arbres & Paysages d’Autan fait partie du réseau régional AFAHC-Occitanie, lui-même déclinaison du réseau national AFAC-Agroforesteries. Ce réseau permet aux acteurs de l’agroforesterie en Occitanie de réfléchir ensemble, de mutualiser des actions et, ainsi, de faire avancer collectivement la cause de l’arbre aux niveaux régional et national.


    CITATION-CLÉ
    « L’arbre et la haie champêtre sont de vraies cartes à jouer en agroécologie, ce qui intéresse un nombre croissant d’agriculteurs »
  • Cyril Hamot

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Cyril Hamot est agriculteur à Montadet dans le Gers, avec son père. En polyculture, la majorité de leurs cultures sont conduites en semis direct sous couvert végétal.

    « Nous voulions augmenter le taux de matière organique dans notre sol, ce qui peut être compliqué sans élevage sur l’exploitation. Dès que nous avons découvert les couverts végétaux, nous nous sommes lancés. Maintenant, le sol travaille pour nous : moins de passages, moins de mécanisation et de gasoil, donc moins de frais.

    Je pense que cette pratique s’inscrit plus dans la vision qu’ont les citadins de l’agriculture. Nous améliorons ainsi l’image de l’agriculteur, ce qui est essentiel. Dans notre métier aussi, nous prenons plus le temps d’observer, nous nous posons plus de questions. Cela a redonné de l’intérêt au métier d’agriculteur. »


    CITATION-CLÉ
    « La pratique du semis direct sous couvert a redonné de l’intérêt au métier d’agriculteur. »

    CHIFFRE-CLÉ
    50%. C’est le gasoil que Cyril dépense en moins sur son exploitation depuis qu’il est passé au semis direct sous couvert.
  • Mathilde Riom

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Agriculteurs dans le Lauragais, Mathilde Riom et Yann Bacou exploitent 180 hectares de grandes cultures en agriculture de conservation. Un nouvel atelier d’élevage de volailles de chair et de poules pondeuses est en création, dans le cadre du projet d’installation de Mathilde. Les particularités de cet atelier sont la gestion des parcours (parcours tournants agroforestiers) et l’autonomie alimentaire (en particulier en protéines), avec un système de commercialisation en circuits courts.

    Economie, autonomie et circularité

    « Nous avons décidé de changer de système car l’exploitation était à bout de souffle, entraînant un ras-le-bol : marre que le revenu soit soumis à la dureté des fluctuations de marché, marre de voir le coût des intrants grimper et les rendements plafonner, marre d’être dépendants des coopératives, marre de travailler beaucoup pour payer la banque …

    Pour nous, il fallait revoir le système, à notre niveau et en fonction de nos objectifs et motivations : c’est pourquoi nous nous sommes dirigés vers une agriculture qui utilise les fonctionnalités du vivant pour produire. Concrètement, nous avons commencé par une approche « sol », en travaillant sur l’allongement des rotations (le blé revient tous les 3 ans) et la place des légumineuses dans l’assolement (plus de 50% de la sole), en même temps que l’introduction des couverts végétaux. Pour mieux valoriser le grain et dégager un 2ème revenu, nous avons choisi de réintroduire l’élevage sur l’exploitation. L’arbre est au cœur de la stratégie de l’exploitation, dans une démarche globale et « climat-engagée ».

    La synergie et la complémentarité entre les ateliers culture/élevage/arbre permet de rentrer dans un cercle vertueux :

    • Côté culture, les légumineuses enrichissent le sol en azote (environ 30 €/ha), la fèverole permet de rendre l’atelier volailles autonome en protéines, le fumier des volailles est restitué au sol … Au final ce sont de l’ordre de 30 hectares de grandes cultures qui sont valorisés dans l’alimentation de l’élevage … de quoi sécuriser une partie du revenu de l’atelier cultures.
    • Côté agroforestier, les arbres sont source d’ombre, d’alimentation et de bien-être pour les volailles, les volailles protègent les arbres des insectes et leur permettent de pousser plus vite. C’est aussi du carbone stocké, de l’oxygène restitué, des effluents d’élevage assainis, une production de fruits et de bois d’œuvre en devenir.

    En zone périurbaine, dans un territoire où la demande en produit locaux de qualité est forte, il s’agit de vendre de la volaille et des œufs, oui, mais pas seulement … il s’agit aussi de créer du lien avec les non agriculteurs et entre agriculteurs. Pour nous, c’est important d’expliquer notre métier, nos produits, notre histoire, pour ainsi renouveler le pacte social entre agriculteurs et non agriculteurs. La partie agroforestière du projet volaille, soit le choix des essences, la plantation des arbres, le paillage, ont été des étapes enthousiasmantes, réalisées avec les voisins, les copains, l’association Arbres et Paysages 31 ; une entreprise toulousaine a aussi sponsorisé la plantation de nos arbres, pour compenser ses émanations de carbone ! C’est passionnant ! »


    CITATION-CLÉ
    « Pour nous, c’est important d’expliquer notre métier, nos produits, notre histoire, pour ainsi renouveler le pacte social entre agriculteurs et non agriculteurs. »

    CHIFFRE-CLÉ
    500. C’est le nombre d’arbres plantés dans les parcours, les haies et aux abords de l’exploitation de Mathilde et Yann en 2017.
  • Nicolas Artigues

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Nicolas Artigues élève des veaux sous la mère Label Rouge dans la petite région du Comminges dans la Haute-Garonne, en zone de montagne. Son troupeau est en pâture de mars à octobre (voire novembre), avec un système de pâturage tournant dynamique. Ses cultures sont conduites en semis direct sous couvert végétal avec une rotation paille - méteil fourrager – maïs-dérobé. Ses sols n’ont pas été nus depuis son installation, en 2008.

    « Je fais du semis direct pour faire du bon foin. Au mois de mai, c’était toujours la course pour implanter le maïs et faire le foin. Le semis direct sous couvert me permet de réduire mes charges de travail, notamment au printemps, mais aussi de mécanisation de mise en culture.

    Dès que j’ai commencé à maîtriser la pratique, j’ai vu les rendements se maintenir, puis augmenter. Avec l’absence de charges, les bénéfices sont décuplés, et à l’heure où l’on parle de la gestion des risques, depuis que je suis en semis direct, je n’ai plus de marges négatives ! Pour moi, en Haute-Garonne, ceux qui nourrissent la population devraient pouvoir vivre aussi bien que ceux qui fabriquent des avions.

    Cependant, ce n’est pas qu’une question d’économie, cela s’inscrit dans une philosophie générale d’autonomie, de traçabilité, et de respect du patrimoine sol. L’agriculture de conservation permet de limiter l’érosion et, ainsi, d’avoir des exploitations viables, vivables et transmissibles. Et cela fait tache d’huile ! Après un gros orage, toute la terre de mon voisin s’est retrouvée sur la route. Lui qui me disait aimer labourer car il aimait l’odeur de la terre, m’a d’un coup dit « cela m’inspire ce que tu fais ». L’automne suivant, il semait un couvert de féverole. »


    CITATION-CLÉ
    « Depuis que je suis en semis direct, je ne fais plus de marges négatives ! »

    CHIFFRE-CLÉ
    4x. C’est le temps en moins qu’il faut à Nicolas pour semer 1 hectare de maïs depuis qu’il est en semis direct.
  • Florian Leguay

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Florian Leguay, installé depuis 2011 en polyculture-élevage bovin-lait sur 120 hectares dans le Sud de la Haute-Garonne. Cela fait trois ans que ses cultures sont conduites en semis direct sous couvert.

    « Etant hors-cadre familial et sans aucune réserve, avec la conjoncture économique en lait de ces dernières années, l’exploitation aurait fait faillite sans le semis direct. Grâce au semis direct, j’économise entre 10 000 et 15000 euros de charges tous les ans. Aujourd’hui, j'arrive a maintenir mon salarié et mon apprenti tout en faisant face a mes emprunts!

    À l’origine, trois raisons m’ont poussé à me lancer en agroécologie : la première était économique ; la seconde était le besoin de réduire la charge de travail ; la troisième était que cela m’ulcérait de voir mes terres nues en hiver, car une partie de mon exploitation est en terres battantes. Lorsque j’ai découvert les couverts végétaux, et suite a une visite chez un pionnier du SCV dans le Gers, cela a été un vrai déclic. Une fois les couverts en place, j’ai trouvé dommage de les arracher, je suis donc passé au semis direct.

    Plus globalement, cela permet de répondre à des enjeux climatiques importants en stockant du carbone dans les sols et en augmentant la réserve utile de nos sols en eau. Sans oublier l’arrêt des coulées de boues au bord des routes, qui non seulement coûtent une fortune au contribuable mais nous font aussi perdre toute la bonne terre ! Il me semble que si plus de personnes travaillaient dans ce type d’agriculture, nous laisserions un sol en meilleur état à nos petits enfants. »


    CITATION-CLÉ
    « Grâce au semis direct, j’économise entre 10 000 et 15 000 euros de charges tous les ans. »

    CHIFFRE-CLÉ
    1. C’est le nombre de passage qu’il faut à Florian pour semer ses champs.

Interviews du pôle numérique

  • Icosystème
  • Carré
  • Weenat
  • Wanaka
  • Icosystème

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Arnaud Richard, Responsable Communication & Partenariats à Icosystème, qui sera lancé officiellement à Innovagri Grand Sud-Ouest.

    « Icosystème est la première plateforme digitale pédagogique pour des formations en agroécologie à destination des agriculteurs et étudiants agricoles. Les pratiques agroécologiques reposent sur un savoir complexe et en constante évolution, qu’il n’est pas toujours évident de maîtriser et de mettre en pratique.

    Icosystème entend apporter des réponses à ces défis en proposant à la fois une formation présentielle sur le terrain et un espace sur internet, individuel et sécurisé, pour acquérir les connaissances théoriques à son rythme. Ce double format permet au stagiaire d’être plus proactif dans sa formation, puisque les connaissances acquises en ligne pourront être mises en pratique, très concrètement, sur le terrain.

    Créée par la SCOP AGROOF et Matthieu Archambeaud, la plateforme propose aujourd’hui des modules en agroforesterie et en agriculture de conservation. Organisés en chapitres, ces modules sont composés de vidéos, de textes et de quizz pour garantir l’assimilation des connaissances. Les stagiaires ont par ailleur la possibilité d’échanger entre eux sur le forum, ou encore de poser des questions aux formateurs via un chat. »

    www.icosysteme.com

    CITATION-CLÉ
    « Icosystème est la première plateforme digitale pédagogique pour des formations en agroécologie à destination des agriculteurs. »

    CHIFFRE-CLÉ
    121. C’est le nombre d’activités (vidéos, diaporamas, textes, quizzes) actuellement proposés sur la plateforme Icosystème.
  • Carré

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Charles Adenot, Directeur Commercial et Marketing chez Carré

    « ANATIS est un robot autonome de désherbage mécanique qui permet d’automatiser une tâche perçue comme contraignante par les agriculteurs. Il est composé d’un élément de traction à l’avant, pouvant être complété à l’arrière par une bineuse ou encore une herse étrille. L’intelligence d’ANATIS se concentre dans sa partie avant : un petit tracteur robotisé, guidé par GPS, qui collecte des données via des capteurs. Le GPS permet de travailler à la fois sur des planches et en plein champ, mais aussi de travailler alors que la culture n’est pas en place ou levée. Les capteurs, eux, apportent des indicateurs clés et factuels à l’exploitant pour l’aider dans sa prise de décision.

    Tout cela permet à l’exploitant de se recentrer sur sa vraie valeur ajoutée, qui est son savoir-faire agronomique. J’aime faire le parallèle avec les robots de traite. Lorsqu’ils sont apparus sur le marché il y a vingt ans, il y a eu deux types de comportement chez les éleveurs : ceux qui ont pensé que cela leur permettait de ne plus s’occuper de leurs vaches – ceux-là rencontrent aujourd’hui souvent de vraies difficultés par manque d’anticipation ; et ceux qui ont pensé que cette contrainte en moins leur permettait au contraire de passer plus de temps avec leurs vaches – et, donc, de se concentrer sur leur vrai savoir-faire de zootechnie.

    Il en va de même avec les grandes cultures. Je suis convaincu qu’aujourd’hui, la valeur ajoutée des agriculteurs n’est pas de passer 10h dans leur tracteur. C’est au contraire de passer du temps dans leurs parcelles, à observer le comportement des cultures, des adventices, des sols. La bonne gestion de l’exploitation dépend de ce savoir-faire agronomique, et personne n’est mieux placé ni mieux formé que l’agriculteur pour le valoriser.

    « Le robot autonome de désherbage mécanique ANATIS permet à l’exploitant de se recentrer sur sa vraie valeur ajoutée, qui est son savoir-faire agronomique. »

  • Weenat

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Jérôme Leroy, Dirigeant de Weenat

    « L’idée fondatrice de Weenat est d’allier agronomie et technologie pour faire progresser les pratiques agricoles et réduire les impacts sur l’environnement. Nous avons ainsi inventé il y a trois ans des solutions d’agronomie de précision, mobiles et connectées qui s’appuient sur des réseaux de capteurs dans les parcelles. Ils fournissent aux agriculteurs, en quasi temps réel, des informations précises et fiables sur le sol, les plantes, la météo. Ces informations croisées, accessibles via notre interface disponible sur smartphone, tablette et PC, aident les agriculteurs à optimiser leurs décisions et, ainsi, à gagner en efficacité technique, économique et environnementale.

    L’agroécologie propose selon moi une vision systémique du développement agricole. Plutôt que d’avoir une connaissance par étage – d’un côté le sol, de l’autre la plante, la météo, etc. – l’agroécologie est la prise en compte de manière systémique de tout ce qui peut impacter mon rendement, ma santé, mon métier, la durabilité de mon exploitation... Pour un agriculteur, déjà engagé en agroécologie ou pas encore, qui souhaite disposer d’un outil d’observation de ses parcelles, notre réseau de capteurs est un outil précieux puisqu’il permet d’adapter rapidement ses pratiques, voire même de comparer sur le temps l’impact de ses pratiques.

    La France a un vrai savoir-faire agronomique que l’arrivée du digital et des réseaux de capteurs peut réellement rendre disponible, à grande échelle, auprès des agriculteurs, améliorant ainsi durablement les pratiques. Grâce à nos solutions, de nombreux agriculteurs disent gagner en confort de travail et, chemin faisant, en qualité de vie. »


    CITATION-CLÉ
    « Les informations fournies par nos réseaux de capteurs aident les agriculteurs à optimiser leurs décisions et, ainsi, à gagner en efficacité technique, économique et environnementale. »
  • Wanaka

    Propos recueillis par Camille Atlani-Bicharzon

    Paul Bertaux est PDG de la Société AgrOptimize qui développe des outils innovants d’aide à la décision en agriculture de précision.

    « Spin-off universitaire, AgrOptimize commercialise des outils d’aide à la décision en agriculture de précision développés dans le cadre de programmes privés-académiques de recherche collaborative. Nous aurons bientôt six lignes de produits, dont PhytoProtech, un outil permettant d’objectiver et quantifier le niveau de risque phytosanitaire pour un ensemble de cultures.

    L’outil utilise les données agronomiques à l’échelle de la parcelle, ainsi que des données météorologiques à haute résolution, pour quantifier le risque phytosanitaire sur la parcelle pour un ensemble de maladies fongiques et de ravageurs. Véritable plateforme modulaire mettant en œuvre une matrice cultures X maladies, PhytoProtech s’adapte à tout type d’agriculture – que ce soit conventionnel, biologique ou agroécologique – puisqu’il se contente d’avertir l’agriculteur du risque, sans préconisation aucune sur le type de traitement à appliquer pour le contrôler.

    our moi, l’agroécologie est aussi une agriculture intensive, mais intensive différemment. Plutôt que d’avoir recours à des intrants chimiques ou à l’énergie du machinisme agricole, elle favorise les synergies entre les plantes, et entre les plantes et les animaux. Cela nécessite une intensité en expertise, en gestion, en information précise et locale sur le statut des plantes, sur la pression phytopathologique, sur les types de sols et l’adéquation avec les mélanges et variétés, sur la météorologie locale, sur les mesures à prendre en temps réel, etc ... Dans ce cadre-là, une démarche d’agriculture de précision, évidemment adaptée, peut avoir une grande pertinence. »


    CITATION-CLÉ
    « Pour moi, l’agroécologie est aussi une agriculture intensive, mais intensive différemment. »

Les constructeurs présents sur l'espace couverts végétaux

SLY, Boss

SLY, Boss

Le semoir BOSS avec son disque à double inclinaison apporte de nouvelles perspectives pour le semis direct et l'agriculture de conservation.
Un élément qui rentre sans pression, un sillon qui reste meuble pour une qualité d'implantation parfaite voilà les promesses du BOSS pour réussir toutes vos cultures en direct et vos couverts.

Démonstration Mercredi 6 septembre 14:40 &
Jeudi 7 septembre 15:40
HORSCH, Avatar

HORSCH, Avatar

Dernier né des semoirs HORSCH, l’Avatar allie flexibilité, précision et robustesse.
Sa conception lui permet d’être à l’aise aussi bien en semis direct qu’en semis simplifié ou en semis sous couvert. Disponible de une à trois cuves, il répond aux pratiques innovantes des agriculteurs en autorisant un semis 1 rang sur 2, tous les rangs ou encore en intercalant deux espèces un rang sur deux. Chaque graine est placée à sa profondeur de semis optimale grâce à un réglage rang par rang. Le très faible déplacement de terre occasionné par le disque semeur limite les relevées d’adventices problématiques telles que le Vulpin ou le Raygrass.

Démonstration Jeudi 7 septembre 12:40
JOHN DEERE, 750A

JOHN DEERE, 750A

Le semoir 750A John Deere utilise l’élément semeur John Deere série 90, déjà commercialisé à plus de 2 millions d’exemplaires qui assure une pénétration nette dans le sol pour une levée uniforme et rapide.
Ce semoir, qui nécessite une faible puissance de traction, démontre saison après saison une polyvalence à toutes épreuves, que ce soit en semis conventionnel, en TCS, en semis direct avec faible bouleversement de sol ou en semis direct sous couvert végétal.
Disponible en version Isobus, il offre la possibilité d’un contrôle automatique du jalonnage et une coupure automatique.

Démonstration Jeudi 7 septembre 10:40
WEAVING MACHINERY

WEAVING MACHINERY

Le semoir Weaving GD à disques inclinés permet de semer sur sol travaillé ainsi que dans des gros volumes de résidus ou couverts.
Il soulève une bande de terre et la repose sur la graine avec très peu de perturbation de sol et sans paille en contact avec la graine.
Le sillon est toujours bien refermé et rappuyé. Ce semoir est issu de l'expérience d'agriculteurs engagés en agriculture de conservation.

Démonstration Mercredi 6 septembre 12:40
SIMTECH, T-Sem 300A

SIMTECH, T-Sem 300A

Le T-Sem de SIMTECH est un semoir polyvalent, parfaitement adapté aux itinéraires culturaux respectueux des sols. Sa forte capacité de pénétration en fait un outil idéal pour les semis d’été tels que couverts végétaux et dérobées directement dans les résidus de la culture précédente.
Son dégagement important lui permet d’évoluer sur la plupart des couverts végétaux. Son poids raisonnable et la portance offerte par le rouleau arrière autorisent aussi le semis sur des préparations de sols fermes et nivelées.
Le T-Sem est ainsi un semoir idéal pour s’adapter avec souplesse aux différents défis qu’imposent la mise ne place de l’agriculture de conservation, en polyculture-élevage comme en grandes cultures.

Démonstration Mercredi 6 septembre 10:40
ECO-MULCH, Contour Master

ECO-MULCH, Contour Master

Dans le but d’obtenir un sol avec une couverture permanente nous avons réalisé le semoir à dents CONTOUR MASTER .
Le contour master est équipé de dents semeuses étroites pour perturber le sol au minimum tout en mettant la graine précisément à la profondeur choisie dans un sillon parfaitement propre exempt de tout résidu qui pourrait compromettre une bonne levée de la culture.
Les éléments semeurs sont très espacés pour permettre le passage des résidus ou du couvert végétal et ils possèdent chacun une roue qui règle la profondeur de semi et couche la végétation de façon à permettre l’entrée de la lumière sur la ligne de semi évitant aux semi de s’étioler à la levée.

Démonstration Jeudi 7 septembre 14:40
SKY AGRICULTURE, Easydrill 3000 Fertisem

SKY AGRICULTURE, Easydrill 3000 Fertisem

Fabriqué en France, l'EASYDRILL a été conçu pour gérer une transition progressive vers le semis direct sous couvert végétal. Avec 2 ou 3 trémies, vous pouvez semer des mélanges de couverts, des plantes compagnes et positionner un engrais starter.
Sans jauge latérale à côté du disque, l'élément semeur est beaucoup plus stable et surtout le sillon n'est pas comprimé lors de son ouverture. cela signifie qu'il est toujours très facile de refermer le sillon après la dépose de la semence.
C'est un élément essentiel en agriculture de conservation !

Démonstration Mercredi 6 septembre 11:40
CARRE, Inro

CARRE, Inro

Le strip-till est un outil de préparation de sol qui permet de ne préparer que les futures lignes de semis. La puissance nécessaire pour travailler le sol est ainsi réduite. Moins de passages sont nécessaires avant le semis.
Par ailleurs cet outil permet de mieux valoriser le sol en ne perturbant pas toute la parcelle. La vie souterraine est ainsi préservée.
Enfin le fait de pouvoir laisser en surface des résidus, permet de mieux fixer l’eau résiduelle de la rosée et de limiter sont évaporation.
INRO permet de créer un lit de semence propre qui favorise le développement des micro-organismes et donc un environnement de croissance propice aux cultures.

Démonstration Jeudi 7 septembre 11:40
VADERSTAD, Tempo

VADERSTAD, Tempo

Le semoir de précision à grande vitesse, Tempo T de Väderstad, est équipé d’un système de coupure de tronçons. Rang par rang, le Tempo coupe les apports de semences, d’engrais et de micro-granulation, simultanément. Chaque rang indépendamment des uns des autres.
Les avantages principaux de ce système sont une préservation de l’environnement et une économie d’intrants.
En effet, le Tempo apporte les doses exactes au bon endroit, sans recouvrement,s’inscrivant dans une nouvelle démarche agroécologique.

Démonstration Mercredi 6 septembre 15:40